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Comment je structure un roman psychologique : les coulisses de L’Effet Mosaïque

Comment je structure un roman psychologique : les coulisses de L’Effet Mosaïque Il y a des histoires qui s’écrivent. Et d’autres qui s’imposent. C’est la première phrase du mot de l’autrice que j’ai glissé à la fin de L’Effet Mosaïque. Je l’ai écrite en dernier, après avoir refermé le manuscrit pour la centième fois, et c’est probablement la phrase la plus honnête de tout le livre. Parce que L’Effet Mosaïque ne s’est pas construit comme je pensais construire un roman. Il a résisté. Il a déraillé. Il m’a demandé des choses que je n’avais pas prévues. Et aujourd’hui, maintenant qu’il existe, qu’il est entre les mains de lecteurs, j’ai envie de vous raconter comment tout ça s’est passé de l’intérieur. Pas pour donner des leçons. Pas pour vous dire « voilà la méthode ». Mais parce que je crois que les coulisses d’un roman sont souvent plus instructives que n’importe quel manuel d’écriture  et que partager ce processus, avec ses imperfections et ses doutes, peut être utile à ceux qui écrivent ou qui ont envie d’écrire. La question de départ : tout commence par une obsession Je ne commence pas un roman avec un plan. Je commence avec une question. Pour L’Effet

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impression 3d rentable

Impression 3D Rentable Tome 2 : ce que vous trouverez dans ce nouveau guide

Impression 3D Rentable Tome 2 : ce que vous trouverez dans ce nouveau guide Il y a quelques semaines, le 13 mars exactement, le Tome 2 d’Impression 3D Rentable est sorti sur Amazon. J’attendais ce jour depuis longtemps. Non pas parce que c’est un « deuxième livre », avec tout ce que ça a de symbolique. Mais parce que je savais depuis le début que le Tome 1 avait une limite. Une limite volontaire, assumée, mais une limite quand même. Le Tome 1 vous apprenait à faire fonctionner votre machine. A calibrer, à imprimer, à comprendre les paramètres. C’est un guide technique, solide, que je continue d’entendre citer par des lecteurs qui débutent. Mais il y avait une question que le Tome 1 ne posait pas, et encore moins répondait. Cette question, c’est : une fois que votre machine fonctionne, qu’est-ce que vous en faites vraiment ? C’est exactement là que commence le Tome 2. Pourquoi un Tome 2, et pourquoi maintenant ? Depuis la sortie du premier guide, j’ai reçu beaucoup de messages. Des lecteurs qui me disaient : « ma machine tourne, mes impressions sont propres, mais je ne gagne rien ». Ou pire : « j’ai l’impression de dépenser plus que je

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L'effet mosaïque

La prosopagnosie : la maladie rare qui a inspiré mon roman L’Effet Mosaïque

La prosopagnosie : la maladie rare qui a inspiré mon roman L’Effet Mosaïque Il y a des idées qui s’imposent à vous. Pas celles qu’on cherche, pas celles qu’on planifie dans un joli carnet avec des codes couleur. Les vraies, celles qui surgissent un soir alors qu’on lit quelque chose d’anodin, et qui refusent ensuite de vous lâcher. C’est comme ça que la prosopagnosie est entrée dans ma vie. Je ne connaissais pas ce mot. Je ne savais pas que cette condition existait. Et pourtant, dès que j’ai compris ce que c’était, cette incapacité à reconnaître les visages, même ceux des gens qu’on aime, quelque chose en moi a su immédiatement. C’est là. C’est là que se joue l’histoire que je veux raconter. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de cette maladie méconnue, de vous expliquer ce qu’elle représente vraiment pour ceux qui la vivent, et de vous dire comment elle est devenue le coeur de mon roman L’Effet Mosaïque – Derrière son visage. La prosopagnosie, c’est quoi exactement ? Le terme vient du grec : prosopon (visage) et agnosia (ignorance, incapacité à reconnaître). En neurologie, on l’appelle aussi la « cécité des visages »  mais cette expression est trompeuse, parce que

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la résilience

la résilience

  Ce que la résilience m’a vraiment appris  et ce que les livres n’osent pas dire On entend ce mot partout. La résilience. Dans les livres de développement personnel, dans les podcasts de bien-être, dans les discours motivants qui fleurissent sur les réseaux sociaux. On nous dit que la résilience, c’est la capacité à rebondir. À se relever. À transformer la douleur en force. C’est vrai. Mais c’est aussi bien plus compliqué que ça. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ce que j’en ai vraiment vécu, sans le vernis rassurant, sans les formules toutes faites. Juste ce que ça m’a coûté, ce que ça m’a appris, et comment l’écriture est devenue, au fil du temps, l’un de mes outils les plus puissants pour me reconstruire. Ce que personne ne dit sur la résilience Les livres vous expliquent que la résilience est une compétence. Qu’on peut la développer. Qu’elle suit des étapes. Et j’y ai cru, pendant longtemps. J’ai lu, j’ai cherché des modèles, j’ai voulu comprendre ce qui m’arrivait pour mieux le traverser. Ce qu’ils oublient souvent de préciser, c’est que se reconstruire ne ressemble pas à une courbe ascendante. Ce n’est pas un chemin droit qu’on parcourt d’une

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Ecrire avec une spondylarthrite ankylosante

Écrire avec une maladie chronique : comment la spondylarthrite a changé ma façon de créer

Il y a des matins où je me lève et je sais, avant même d’avoir posé le pied par terre, que ce ne sera pas un bon jour. La douleur est là. Dans le bas du dos, dans les hanches, parfois dans les épaules. Une raideur qui prend toute la matinée à se desserrer  quand elle se desserre. La spondylarthrite ankylosante, c’est ça. Une maladie inflammatoire chronique qui touche les articulations, qui vient et repart à sa guise, sans prévenir, sans s’excuser. Pendant longtemps j’ai essayé de faire semblant qu’elle n’existait pas. De tenir le rythme. D’être productive comme si mon corps était coopératif. Aujourd’hui je fais autrement. Et paradoxalement, j’écris mieux. La douleur, cette compagne non invitée La spondylarthrite ankylosante est une maladie invisible. Pas de fauteuil roulant, pas de signe évident. Juste une canne certains jours, une façon de m’asseoir avec précaution, des mouvements que j’évite sans même y penser. Ce que les gens ne voient pas, c’est ce qui se passe à l’intérieur. Les inflammations qui font que rester assise deux heures devant un écran devient une épreuve. La fatigue profonde  pas celle d’une mauvaise nuit, mais celle qui vient des os, des articulations, du système immunitaire

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Séverine Mahieux, autrice auto-éditée

Coulisses de l’auto-édition

Coulisses de l’auto-édition Quand on me demande ce que je fais dans la vie, je réponds que je suis autrice. Ce que les gens imaginent : une femme assise à son bureau, qui écrit tranquillement pendant des heures. La réalité : je suis aussi éditrice, correctrice, graphiste, chargée de communication, service après-vente, et comptable. Bienvenue dans le quotidien de l’autrice auto-éditée. Depuis que j’ai publié mon premier livre, j’ai appris à jongler entre deux univers qui n’ont pas grand-chose en commun : l’écriture — un espace intime, lent, qui demande du silence et de la profondeur — et l’auto-édition — un processus technique, commercial, qui demande de l’organisation et de la rigueur. Et tout ça, avec une spondylarthrite ankylosante qui impose ses propres règles. Voici comment je m’organise concrètement, ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et ce que j’aurais aimé savoir avant de commencer. Séparer les temps d’écriture et les temps d’édition La première erreur que j’ai faite — et que font beaucoup d’auteurs auto-édités — c’est de vouloir tout faire en même temps. Écrire un chapitre le matin, mettre à jour sa page Amazon l’après-midi, répondre aux commentaires Instagram le soir. Résultat : on n’est jamais vraiment

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